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Rubrique Châteaux


Château d'Alensberg

 

 

A l'origine, Alensberg se résumait à un donjon rectangulaire fortifié du 15 ème siècle. Il fut bâti par Jean d'Alensberg. Celui-ci faisait partie de la société d'Arnold de Tzevel pour l'exploitation de la calamine de la Vieille Montagne. Sans doute, appartenait-il d'ailleurs à cette famille, mais il aurait pris le nom de l'endroit où il résidait, comme c'était la coutume.

Alensberg, une des six seigneuries foncières de l'ancien territoire de Moresnet, dépendait, probablement, du Chapitre de Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle, puisqu'elle ne relevait pas de la cour féodale de Limbourg.

Construit en moellons de grès, percé de petites baies, le donjon comporte 5 niveaux. L'épaisseur de ses murs est assez conséquente (1,80 mètre au 2 ème étage)

Au cours du temps, d'autres constructions virent le jour. Au 17 ème siècle, un grand corps de logis fut notamment accolé au donjon. Pour ce, on combla les fossés qui l'entouraient. La façade principale du logis fut remaniée, au 19 ème siècle. On y bâtit un portique à colonnes, d'un goût douteux. Malgré cela, Alenberg était devenu un très beau Château.

 

 
 

Alensberg aujourd'hui

 

Mais le destin fut cruel pour Alensberg. Initialement sur le territoire belge, la région fut, durant la seconde guerre mondiale, rattachée arbitrairement à l'Allemagne, à cause de son patois germanique. Le château servit, alors, de refuge à la population rhénane dont les habitations avaient été détruites par les bombardements alliés. Des troupes allemandes occupèrent, ensuite, les lieux. Enfin, en septembre 44, les troupes américaines y prirent leurs quartiers. Alensberg fut tour à tour pillé.

Mais le plus dur était à venir. Le 10 septembre 1944, les Allemands, en retraite, essayèrent de détruire le viaduc du chemin de fer afin de freiner la progression des alliés. Ils firent sauter plusieurs piles. Alensberg, situé à proximité, vit ses toitures et ses fenêtres voler en éclats. Les frais de réparation étaient tellement onéreux que le propriétaire dut faire démolir le corps de logis principal, en 1946. Les fermes, en contrebas, plus trapues, résistèrent mieux. Le donjon, quant à lui, subsista, mais sa toiture à quatre pans, gravement endommagée, fut remplacée, en 1947, par une plate-forme qui servit de terrasse. Celle-ci s'effondrera par manque d'entretien.

Les propriétaires actuels, M. et Mme De Roeck-Willems, également propriétaires de « l'Auberge de Moresnet », ont l'intention d'ouvrir un restaurant dans le donjon et de reconstruire cette plate-forme qui servira de terrasse panoramique.
 
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