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Les propriétaires du château
     
 

Rubrique Châteaux


CHÂTEAU DE SCHIMPER (disparu)

 
 

La légende prétend que le château daterait de 946. Cependant, aucune preuve n'a pu, jusqu'ici, le confirmer. Détruit des années plus tard, on n'en connaît pas la raison, il aurait été reconstruit vers 1286. Ce qui est sûr, c'est qu'en 1355 Amédée de Ryckel affirme, dans sa liste des reliefs du fief, que Guys van Chinpier, fils de Henri, possède huit bonniers de pré ( 97 ares et 60 ca) ainsi que le cours de la Gueule. Ceci induit qu'il y avait sans doute une construction dans les environs. La seigneurie foncière comprenait, en plus, la ferme attenante, et, au fil du temps, les terres données à des fermiers des alentours.

En 1822, la superficie de la propriété s'étend à 130 Ha, 96 ares et 13 ca. Le castel, lui, subira diverses transformations (notamment au 17 ème siècle) Il était, à l'origine, le lieu d'habitation des premiers seigneurs et servait vraisemblablement de refuge aux exploitants du domaine en cas de danger. Des murs d'enceinte, de profonds fossés séparant les constructions rurales et un pont-levis, à l'époque, semblaient le confirmer. Cependant, les derniers propriétaires du château, préférèrent vivre dans leurs résidences de Rhénanie, plus confortables. Le château de Schimper fut, dès lors, délaissé et tomba peu à peu en ruines. Le domaine fut vendu, en 1822, à la famille de Thiriart de Mutzhagen. L'acte de vente déclarait, alors, le castel inhabitable.En 1899 pourtant, les portes, escaliers, planchers et armoires murales remplies d'archives étaient encore présents.
La nuit de Noël 1913, la toiture s'écroula, ce qui accélèrera la détérioration de l'édifice. En 1955, le bourgmestre Jongen de Moresnet fit abattre les ruines du château. Le chevalier de Harlez, propriétaire de l'époque, vendit alors les pierres comme matériel de réemploi. Le glas pour le château avait sonné.
Enfin, en 1973, le chanteur hollandais « Heintj » Simons, acheta le domaine pour y installer un centre de loisirs : le « heintje's reiterhof .

LA COUR FONCIÈRE DE LA SEIGNEURIE DE SCHIMPER
Au niveau administratif et juridique, la seigneurie de Schimper gérait avec les 4 autres sei­gneuries foncières (Notre-dame, Alensberg, ter Schuren, St Adalbert) l'ancien territoire de Moresnet. En1718, elles décidèrent de l'unification de leur cour foncière par la ratification d'un accord. Ceci avait pour but d'éviter contestations et procès entre elles à propos des droits respectifs de juridiction. En 1756, la seigneurie d'Eynenburg vint s'ajouter. La compétence de cette cour unique prit fin et fut remplacée, en 1796, par celle des municipalités de Kelmis et Moresnet.

 
 
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