Histoires locales


Une histoire de brigand
 


AVANT-PROPOS

L'ancien régime ne connaissait pas le service militaire obligatoire, mais simplement l'armée de métier. Celle-ci comportait forcément des effectifs insuffisants pour entreprendre et mener à bonne fin les opérations que nécessitait une guerre d'une certaine durée.

Il fallait donc, au début de chaque campagne, renforcer les unités existantes d'abord, en créer de nouvelles ensuit, de manière à atteindre les effectifs jugés indispensables par le commandement de l'armée. L'ingéniosité des sergents recruteurs se donnait libre cours, pour obtenir l'adhésion des soldats volontaires. Quant aux officiers, ils étaient principalement recrutés parmi les jeunes gens de la noblesse paysanne, robustes campagnards dotés d'une instruction moyenne, grands chasseurs, escrimeurs de première force, ayant au surplus de par leurs relations avec leurs tenanciers une certaine habitude du commandement.

Sitôt la campagne terminée, les gouvernements s'empressaient de congédier, de « réformer » comme on disait alors, la plus grande partie de ces officiers et soldats.

C'est chose bien connue que chez les âmes élevées, la guerre développe au plus haut point le courage et l'esprit de sacrifice, mais que, par contre, elle favorise chez les êtres moins bien doués l'éclosion de certains vices : brutalité, paresse et goût du pillage.


 
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